Mohamed Falahi Digital Product Manager

En recherche d'un CDI — Product Manager

Casablanca · Paris · Remote — disponible sous un mois

Je ne dessine pas des écrans. Je décide quoi construire.

Digital Product Manager. Dix ans passés à l'endroit exact où un produit se gagne ou se perd : le moment où l'on décide quoi construire, pour qui, et comment on saura que ça a marché. J'ai piloté une plateforme e-commerce à 1,2 million de visites mensuelles avec une équipe de six personnes, puis cadré une quarantaine de produits en SaaS, e-commerce et plateformes de services. Je cherche aujourd'hui un produit à porter dans la durée.

Contextes produit traversés

SaaS B2B E-commerce (1,2 M/mois) Marketplace Réservation Application mobile

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Ma thèse

Une fonctionnalité qu'on n'a pas su justifier est une dette. Le produit commence là où la décision commence.

La plupart des produits n'échouent pas à cause de leur exécution. Ils échouent parce que personne n'a écrit, avant de commencer, ce qu'on cherchait à obtenir et comment on saurait qu'on l'avait obtenu. J'ai vu des équipes techniques remarquables livrer parfaitement, dans les délais, des fonctionnalités dont personne n'avait besoin. Ce n'est pas un problème d'ingénieurs. C'est un problème de décision.

Mon travail consiste à occuper ce moment-là. Comprendre le marché avant de croire à l'idée. Écouter les utilisateurs avant de croire aux personas. Écrire le critère de réussite avant de connaître les options — parce qu'un critère écrit après, ce n'est plus un critère, c'est une justification.

Ensuite, je fais faire. Le design revient aux designers, le code aux ingénieurs, l'analyse aux analystes. Ce que je porte, c'est le problème, l'arbitrage et la métrique. Et quand la métrique contredit ma décision, c'est ma décision qui bouge.

Le relevé

Avant, après, écart

Six métriques issues des trois études de cas ci-dessus, relevées quatre-vingt-dix jours après déploiement. Chaque ligne renvoie à un projet nommé, avec sa source de mesure détaillée dans l'étude correspondante.

Taux d'activation — Kaya Finance 29 % 0 % +41 %
Temps jusqu'à la première valeur — Kaya Finance 12 min 40 0 min −69 %
Tickets support hebdomadaires — Kaya Finance 47 0 −70 %
Abandon de panier — Nour Cosmétiques 79 % 0 % −34 %
Panier moyen — Nour Cosmétiques 340 MAD 0 MAD +29 %
Demandes qualifiées par mois — Atlas Logistique 2 0 × 9,5

Ces chiffres décrivent des contextes précis, avec leurs contraintes et leurs angles morts. Je les présente pour montrer un raisonnement, pas pour promettre un rendement.

Ma méthode

Cinq temps, et ce qu'on décide à chacun

Ce n'est pas un processus linéaire mais un cycle. Ce qui compte n'est pas l'ordre des étapes : c'est de savoir, à chaque instant, quelle décision est en train de se prendre et qui la prend.

Temps 01

Cadrer

La décision : sur quoi on travaille

Écrire le problème avant les solutions, et le critère de réussite avant de connaître les options. Si personne ne sait répondre à « comment saurons-nous que ça a marché ? », le sujet n'entre pas en sprint.

Énoncé du problème Critère de réussite Contraintes

Temps 02

Comprendre

La décision : ce qu'on croit et ce qu'on sait

Marché, concurrence, entretiens utilisateurs, données existantes, tickets support. L'objectif n'est pas de confirmer l'idée : c'est de chercher ce qui l'invalide, tant que ça coûte encore peu cher.

Entretiens Analyse concurrentielle Lecture des données

Temps 03

Arbitrer

La décision : ce qu'on ne fait pas

Trois critères écrits avant de connaître les candidats : impact estimé sur la métrique de la période, effort tel que l'équipe l'estime elle-même, et coût du retard. Le troisième est le plus discriminant et le plus souvent oublié.

Matrice d'arbitrage Options écartées Roadmap

Temps 04

Construire

La décision : ce qui est fini, et par qui

Découpage en incréments livrables, critères d'acceptation écrits avec l'équipe, instrumentation prévue avant la mise en production. Le design revient aux designers, le code aux ingénieurs. Mon rôle est de leur donner un problème clair et de les protéger de ce qui n'en est pas un.

Incréments Critères d'acceptation Plan de mesure

Temps 05

Mesurer

La décision : ce qu'on corrige

Relevé à trente, soixante et quatre-vingt-dix jours. Ce que je porte devant un comité, ce n'est pas ce qu'on a livré : c'est ce qui a bougé, y compris quand rien n'a bougé. Une décision qui ne survit pas aux chiffres est une décision qu'on reprend.

Relevé 90 jours Revue d'apprentissage Décision suivante

Parcours

Dix ans, trois postes d'observation

Agence, entreprise, indépendance. C'est la raison pour laquelle je parle aussi bien aux développeurs qu'aux directions générales — et pourquoi je cherche aujourd'hui à porter un produit dans la durée.

2020 — aujourd'hui

Product Manager indépendant

Conseil produit — Casablanca

Une quarantaine de produits accompagnés sur la phase de décision : cadrage du problème, recherche utilisateur, analyse concurrentielle, arbitrage du périmètre, définition des métriques, puis relevé à quatre-vingt-dix jours. Toujours en équipe mixte avec les designers et les développeurs internes.

SaaS B2B E-commerce Plateformes de services 4 marchés

2017 — 2020

Digital Product Manager

Groupe de distribution en ligne, 400 salariés — Casablanca

Responsable du domaine « achat » de la plateforme marchande et de l'application mobile. Refonte du tunnel d'achat après analyse des abandons, création du design system interne, roadmap trimestrielle arbitrée sur critères écrits plutôt que sur les demandes des directions métier.

Équipe de 6 1,2 M visites/mois iOS · Android · Web Roadmap trimestrielle

2014 — 2017

Web Designer, puis chef de projet digital

Agence de communication — Rabat

Une quarantaine de projets pour des marques nationales des secteurs banque, distribution et tourisme. Passage progressif de l'exécution graphique au cadrage : recueil du besoin, arbitrage du périmètre, coordination des développeurs.

Ce que je cherche

Le cadre, pour qu'on ne perde de temps ni l'un ni l'autre

Un recruteur doit pouvoir savoir en dix secondes si son poste correspond. Voici les critères ; si je ne corresponds pas, je le dirai aussi vite.

Le poste

Product Manager, sur un produit vivant

Je préfère hériter d'un produit qui a des problèmes plutôt que d'une page blanche : c'est là que le travail de décision compte le plus.

Le contexte

Une équipe déjà constituée

Au minimum un designer et deux développeurs. Une organisation où le PM arbitre le périmètre, plutôt que d'écrire des tickets sous dictée.

Les secteurs

Là où la métrique touche le modèle

SaaS B2B, e-commerce, marketplaces, plateformes de services. Les contextes où ce qui bouge à l'écran se lit directement dans le compte de résultat.

Le cadre

CDI, sous un mois

Casablanca, Paris ou remote avec déplacements réguliers. Mobilité possible. Je ne prends plus de mission indépendante.

Ce que je ne cherche pas : un rôle d'exécution sans mandat sur le « pourquoi », une organisation où la roadmap est décidée ailleurs et transmise au produit, ou un poste où je serais le seul à porter le produit, sans designer ni analyste.

Outils

L'outil suit le problème

Classés par moment du cycle plutôt que par catégorie technique. Un outil que l'équipe ne sait pas utiliser est un mauvais outil, quelle que soit sa réputation.

NotionDiscovery
MiroDiscovery
MazeDiscovery
DovetailDiscovery
AmplitudeMesure
Analytics 4Mesure
HotjarMesure
FullStoryMesure
JiraDelivery
LinearDelivery
FigmaDelivery
StorybookDelivery
MetabaseAnalyse
Search ConsoleAnalyse
HTML · CSS · JSCulture technique
IA générativeSynthèse d'entretiens

Questions fréquentes

Les questions qu'on me pose en entretien

Autant y répondre maintenant. Une question qui n'est pas ici ? Écrivez-la, je réponds sous 24 heures.

Pourquoi quitter six ans d'indépendance pour un CDI ?

Parce qu'un mandat s'arrête au moment où le produit commence à vivre. Je livre une décision, je la mesure à quatre-vingt-dix jours, et je pars sans savoir si elle tenait à douze mois. Je veux la suite : une équipe stable, une roadmap portée sur plusieurs trimestres, et le droit de corriger mes propres erreurs. Ce n'est pas un repli, c'est le seul moyen d'accéder à la partie du métier qui me manque.

Vous êtes designer, développeur ou product manager ?

Product Manager. J'ai été les deux autres, et cela me sert tous les jours : je sais lire une maquette, contester une estimation, et reconnaître quand « c'est compliqué » veut dire « c'est cher » ou « je n'ai pas envie ». Mais je ne dessine plus les écrans et je n'écris plus le code de production. Ce n'est plus mon travail, et une équipe a besoin que ce ne le soit plus.

Vous avez surtout travaillé seul. Savez-vous fonctionner en équipe ?

J'ai encadré une équipe produit de six personnes pendant trois ans, avec un comité de direction à convaincre tous les mois. En indépendant, je n'ai jamais travaillé seul non plus : les designers et les développeurs étaient ceux de l'entreprise, et une partie de mon travail consistait précisément à obtenir sans autorité hiérarchique. C'est un exercice utile — on apprend à convaincre plutôt qu'à trancher.

Comment priorisez-vous ?

Trois critères écrits avant toute discussion : l'impact estimé sur la métrique de la période, l'effort tel que l'équipe l'estime elle-même, et le coût du retard — ce qu'on perd chaque semaine à ne pas le faire. Le troisième est le plus discriminant et le plus souvent oublié. Ce qui rend une priorisation crédible, ce n'est pas le cadre choisi, c'est le fait que le critère soit écrit avant qu'on connaisse les candidats.

Comment gérez-vous un désaccord avec un CTO ou un dirigeant ?

Je sépare le désaccord sur les faits du désaccord sur les valeurs. Sur les faits, je propose la plus petite expérience qui tranche, et je m'engage à suivre le résultat. Sur les valeurs — ce qu'on veut être comme produit — la décision revient au dirigeant, et je m'aligne publiquement même quand je ne suis pas convaincu. Chez Kaya, la direction voulait recruter deux commerciaux ; je suis arrivé avec le coût d'acquisition par client payant, pas avec une opinion.

Quel est votre plus gros échec produit ?

Une visite guidée interactive en cinq étapes, sur laquelle j'ai insisté six semaines contre l'avis du designer. Taux de complétion : 18 %. J'avais confondu « les utilisateurs ne comprennent pas » avec « les utilisateurs n'ont pas été assez expliqués ». Un produit qui a besoin d'être expliqué a un problème de conception, pas de pédagogie. Je l'ai remplacée par des aides contextuelles, et j'ai gardé la leçon.

Votre disponibilité, votre mobilité, vos prétentions ?

Disponible sous un mois. Casablanca, Paris ou remote avec déplacements réguliers ; mobilité possible. Sur la rémunération, je préfère en parler une fois le périmètre du poste précisé — mais je réponds directement si vous préférez le cadrer d'emblée.

Prochaine étape

Vous cherchez un PM.
Parlons du produit.

Vingt minutes suffisent pour savoir si le contexte correspond. Décrivez le produit, l'équipe et le problème du moment — je réponds sous 24 heures, y compris quand ma réponse est « je ne suis pas la bonne personne ».

  • Disponible sous un mois — préavis en cours.
  • Casablanca, Paris ou remote — mobilité possible.
  • CDI uniquement — je ne prends plus de mission indépendante.